Catégorie : Développement

  • Esentza : notre première application iPhone est disponible

    iDEAE publie aujourd’hui sa première application pour iPhone. Elle s’appelle Esentza, elle est sur l’App Store, et elle sert à une chose : rendre lisibles les articles des sites d’actualité que vous suivez.

    Un agacement que tout le monde connaît

    S’informer sur son téléphone tient souvent du parcours d’obstacles. On ouvre un premier site, on referme un bandeau de cookies, on attend qu’une publicité se charge, on revient en arrière, on ouvre un deuxième onglet, et on recommence. Le texte, lui, arrive en dernier.

    Esentza réunit tous ces sites dans une seule liste et n’en garde que l’article. La publicité, les cookies, l’encart « à lire aussi » planté au milieu d’un paragraphe : tout ça disparaît. Vous ouvrez une application au lieu de dix onglets, et vous lisez.

    Le plus simple, pour comprendre le principe, c’est de penser aux podcasts. Vous vous abonnez à ce que vous voulez suivre, les nouveautés arrivent seules, vous lisez quand vous voulez. Ici c’est pareil, mais pour lire. On appelle ça un lecteur de flux (le format porte le nom de RSS), mais vous n’avez pas besoin de connaître le terme pour vous en servir. Et rien ne s’intercale entre vous et vos sources : pas de classement, pas d’algorithme qui décide de l’ordre à votre place.

    Pour ajouter une source, vous tapez un nom, « Le Monde » ou votre quotidien régional, ou bien l’adresse d’un site. L’application se charge de retrouver le flux. N’importe quel site qui en publie un peut être suivi, et la plupart des sites d’actualité en publient un.

    Ce qui la rend un peu différente

    La plupart des lecteurs de flux se ressemblent. Celui-ci repose sur un choix qu’on assume : c’est votre téléphone qui va chercher les pages, pas un serveur intermédiaire. L’application ouvre l’article comme le ferait votre navigateur, puis n’en conserve que le texte.

    Ça a des conséquences concrètes. Vos abonnements payants continuent de fonctionner, puisque l’application utilise les mêmes accès que votre navigateur : un article réservé aux abonnés du Monde s’ouvre si vous êtes abonné au Monde. Les sites que vous consultez ne passent par aucun de nos serveurs, donc nous ne les voyons pas. Et il n’y a ni compte à créer, ni traceur.

    Gratuit, avec un abonnement en option

    Le lecteur est gratuit, et il est complet : autant de sources que vous voulez, le nettoyage des pages, les dossiers, la lecture hors ligne, la récupération de vos abonnements existants. Ce n’est pas une démo bridée, c’est le produit.

    L’abonnement, à partir de 7,99 € par mois en France ou 69,99 € par an, ajoute ce qui demande un peu de calcul à chaque fois : les titres racoleurs réécrits pour dire ce que l’article raconte vraiment (l’original reste affiché juste en dessous), un résumé en quelques points quand vous en demandez un, et une recherche de sources plus large quand ni le nom ni l’adresse ne suffisent.

    Pourquoi une agence web sort une application

    On conçoit et on entretient des sites toute l’année. Esentza est le premier produit qu’on publie sous notre nom, mais il vient des mêmes idées que celles qu’on défend chez nos clients : une page doit se charger vite, se lire sans effort, et ne rien récupérer au passage. Et mener un projet du carnet de notes jusqu’à la fiche App Store, c’est une bonne façon de rester au contact de ce qu’on demande ensuite aux autres.

    Esentza est disponible sur l’App Store. Le lecteur ne coûte rien, l’abonnement reste facultatif.

    Télécharger dans l'App Store  En savoir plus

  • WPack : pourquoi on a lancé un site d’extensions WordPress pour le secteur public

    Depuis des années, on construit des sites WordPress à Bayonne pour des mairies, des entreprises et des associations. À force, on retombe toujours sur les mêmes murs. Le plus tenace : faire encaisser une commune en ligne.

    En France, le paiement des services publics passe par PayFiP, la plateforme de la Direction générale des Finances publiques. Sur le papier, c’est carré. Dans la vraie vie, brancher PayFiP sur un site WordPress, c’était soit du développement sur mesure à plusieurs milliers d’euros, soit un bricolage qui cassait au premier changement de version PHP.

    On a fini par écrire notre propre extension, pour nos clients. Et un jour, par curiosité, on est allés voir ce qui existait sur le répertoire officiel de WordPress. Rien. On tape « payfip » : zéro résultat. « tipi », « dgfip » : pareil. Des dizaines de milliers d’extensions dans ce répertoire, et pas une seule pour le paiement public français. Tous les acteurs du secteur vendent depuis leur propre site.

    C’est là qu’on s’est dit qu’il fallait la publier. Gratuitement, sur wordpress.org.

    Ce que fait l’extension

    Vous l’installez sur votre site, vous saisissez le numéro de régie fourni par la DGFiP, et vos administrés peuvent payer par carte depuis une page de votre site. Le formulaire se connecte directement aux serveurs de l’État. Les coordonnées bancaires ne passent jamais par votre site. Il y a un mode test pour tout vérifier avant d’encaisser le premier euro.

    On aurait pu la vendre, d’ailleurs on l’a fait quelques semaines à 149 € par an. Mais occuper le canal officiel, celui que tout le monde consulte, vaut plus qu’une licence. Et une commune de huit cents habitants ne devrait pas payer pour quelque chose qui devrait être simple. Le code est ouvert, sous licence GPL, édité et hébergé en France.

    Un site, wpack.fr, pour aller avec

    Page d'accueil de wpack.fr : des extensions WordPress souveraines pour le secteur public
    La page d’accueil de wpack.fr

    En parallèle, on a monté wpack.fr. C’est là qu’on regroupe tout : le catalogue des extensions, les versions gratuites et la version payante pour ceux qui vendent via WooCommerce, et une série de guides pour les collectivités.

    Ce dernier point compte autant que les outils. Avant de choisir une extension, une secrétaire de mairie a surtout besoin de réponses claires. Suis-je obligée de proposer le paiement en ligne ? Combien ça coûte vraiment ? Comment on adhère à PayFiP, et auprès de qui ? On a écrit ces pages nous-mêmes, sans jargon, en disant la vérité même quand elle n’arrange pas. Oui, il y a une commission bancaire sur les paiements par carte, et non, elle n’est pas de notre fait. Beaucoup de prestataires promettent « zéro commission » en parlant de leur propre marge. Nous, on préfère l’expliquer.

    C’est le début d’un projet à part, qu’on a appelé WPack : éditer des extensions WordPress pour le secteur public. Le paiement d’abord, l’accessibilité et la conformité RGPD ensuite. Des outils souverains, pour des mairies et des établissements publics qui veulent garder la main sur leur site.

    Un mot pour les mairies

    Une info qui passe souvent sous le radar : depuis le décret de 2018, toute commune qui encaisse au moins 5 000 € par an doit proposer un service de paiement en ligne à ses administrés. Ce n’est plus une option. Si vous voulez creuser, les guides sont sur wpack.fr.

    L’extension est en ligne, le site aussi. On va faire vivre les deux, mettre à jour, répondre aux questions. Si le sujet vous parle, tout est là. Et si vous voulez en discuter, on est joignables.